
Le coach Castor évoquent les raisons de la victoire des Go For Hit sur les Atemporels Nec Romantiques du coach Dimiento:
Quelque peu irrité, j’ouvrais à la volée la porte du vestiaire visiteur du stadium des Atemporels Nec Romantiquess. Dans une ultime et pitoyable tentative de déstabilisation, nos adversaires du soir étaient allés baver dans l’après midi sur les bottes du Haut Commissaire afin d’obtenir une modification du calendrier de dernière minute. « Cycle lunaire favorable », avaient-ils prétexté. Ce à quoi ils avaient ajouté que si nous ne disputions pas le match le soir même, il serait reporté au mois prochain, pleine lune oblige.
« Lycanthropes de mes couilles, oui… fulminais-je au milieu de mes joueurs qui chaussaient leurs crampons. Y’a vraiment que des sales pourris de merde à la direction de cette li… hum… désolé les gars, je disais pas ça pour vous. »
Rassurés, mon effectif se remit à la tâche.
- Coach ? fit une voix dans mon dos.
Manquant de glisser sur les tripes de Justiculum, je me retournais avec précaution.
- T’es qui toi ? demandais-je un peu sèchement au petit gars (Private Joke Inside – NDLR) que je découvrais, caché derrière des lunettes un peu sales.
- Je… hum… le coach adjoint, coach.
- Nan, t’es pas l’adjoint. Mon adjoint, il est grand, mince et il tousse tout le temps en crachant des trucs verts dégueulasses.
- Ba… justement… apparemment, c’était pas qu’une vilaine toux, si vous voyez ce que je veux dire.
- Nan, j’vois pas, dis-je de plus en plus agacé.
- Ben, reprit le nouvel adjoint sur un ton de conspirateur, il semblerait que certains de vos… de nos joueurs, comment dire… couvent un petit quelque chose et qu’ils l’aient refilé à votre ancien adj…
- Des conneries, le coupais-je en claquant virilement l’épaule du pourri de Nurgle le plus proche. Tous mes gars pètent le feu. Hein Khelbyte ?
- Krorgggltff, articula bravement ce-dernier.
- Tu vois ? repris-je avec autorité. Maintenant, dégage de mes pattes.
Sans ménagement, je le poussais du coude et ramassais le bras de Khelbyte. Désolé vieux. Vois avec le toubib si y peut pas t’arranger ça.
- Hum… on n’a pas de toubib, précisa poliment l’adjoint.
- Ah ? Bon, ba si t’es vraiment l’adjoint, remets-lui ça en place un peu correctement. Et dépêche-toi, on entre en scène dans cinq minutes. Et mets des gants aussi, juste au cas ou…
Deux bonnes heures plus tard, de retour dans le vestiaire des GFI victorieux…
« Bien joué les gars, vous avez assuré ! Félicitais-je mes troupes rassemblées sur les bancs devant moi. Mais attention, faut relativiser, hein. Z’étais quand même bien moisis en face et… enfin, quand je dis bien moisis… Nan mais oubliez ça, vous avez assuré !
- Urglofffngnn, s’écria le pourri Arnal !
- C’est ça mon vieux, c’est ça. D’ailleurs, oublies pas de remercier ton frangin pour moi. L’a vraiment pas perdu la main question rochers ! Deux cailloux dans leurs faces de zombies ! Paf ! Même l’Adjoint il a applaudi, hein l’adjoint ? L’Adjoint ?
- Hum… je… AAaaattcchhhoumm ! Désolé, coach…
- Ba l’Adjoint ? T’es tout palot !
- Je… nan, ce n’est rien. J’ai dû attraper un léger rhume, rien de… AAAaaatttchoum !! Hum, rien de plus…
- Mouais, fis-je d’un air quelque peu sceptique. Vas pas refiler un truc à l’un des gars, hein !
L’Adjoint releva le nez, visiblement surpris.
- Bon allez les gars, lançais-je en regardant ma montre. Va pas falloir qu’on traîne. M’étonnerait pas que le coach d’en-face cherche à nous pourrir notre soi… enfin, nous cherche des noises, quoi. L’a pas l’air net, ce Dimiento. Alors tout le monde à la douche !
Silence gêné
- C’est bon, j’déconne… »